Vous payez pour des leads Facebook. Ils arrivent. Vous rappelez et personne ne répond, ou la personne ne se souvient même pas d'avoir rempli quoi que ce soit.
La conclusion facile est « les leads Facebook sont de mauvaise qualité ». C'est rarement le vrai diagnostic.
Ce qui se passe réellement
Un formulaire Facebook se remplit en deux clics, avec les coordonnées déjà pré-remplies. L'intention est donc plus faible qu'une recherche Google, où la personne cherchait activement. Ce n'est pas un défaut, c'est la nature du canal : vous interrompez quelqu'un qui faisait défiler son fil.
Un lead qui vient d'une interruption a une durée de vie très courte. En quinze minutes, l'intérêt s'est évaporé.
Sur un lead de recherche Google, répondre en une heure reste acceptable. Sur un lead d'interruption, une heure équivaut à ne pas répondre.
Les correctifs, dans l'ordre
- Répondre en quelques secondes, par texto. Pas un appel : un texto. La personne est sur son téléphone, dans une application. Un appel d'un numéro inconnu se fait ignorer, un texto se lit.
- Ajouter une question de qualification dans le formulaire. Une seule, qui demande un vrai effort : le type de projet, le budget approximatif, l'échéance. Vous aurez moins de leads et bien plus de vrais clients.
- Nommer l'annonce dans le message. « Vous avez demandé de l'info sur les rénos de cuisine sur Facebook » évite le « c'est quoi ça? ».
- Relancer plus longtemps. Ces leads ont besoin de plus de touches, pas moins.
Ce qu'il ne faut pas faire
Augmenter le budget en espérant compenser par le volume. Si votre délai de réponse est d'une heure, doubler les dépenses double simplement le gaspillage.
Comment savoir si le problème vient de là
Comparez deux chiffres : le taux de fermeture de vos leads Google et celui de vos leads Facebook. Si l'écart est énorme, mesurez ensuite votre délai de réponse moyen sur chacun. Dans presque tous les cas que nous voyons, l'écart de conversion suit exactement l'écart de délai.


